lundi 31 décembre 2012

Du nouveau dans la recherche sur l'AVC

Après un AVC, les cellules du système immunitaire sont moins nocives qu'on ne le pensait jusqu'ici. Elles ne sont pas responsables de la mort des cellules nerveuses dans le cerveau, selon une étude.Ce résultat réfute un dogme et ouvre de nouvelles perspectives en vue du traitement de l'accident vasculaire cérébral (AVC), écrit lundi dans un communiqué l'Université de Berne qui a participé à cette recherche. Un AVC est causé soit par la mort brutale et massive de cellules du cerveau liée à un manque d'oxygène, soit par une hémorragie au niveau du cerveau.

Il s'agit d'une maladie dont les causes sont de nature interne à l'organisme. Elle résulte le plus souvent d'athérosclérose par dépôt de graisses ou de minéraux dans les artères, voire par une thrombose ou caillot sanguin.

Même si de prompts soins médicaux permettent de rétablir la circulation sanguine dans le cerveau, d'autres cellules nerveuses meurent dans les jours qui suivent un AVC. Il s'agirait d'une réaction inflammatoire.

Neutrophiles

Suite à un AVC, les cellules du système immunitaire vont tenter d'éliminer les cellules cérébrales mortes. Via la circulation sanguine, elles vont donc pénétrer dans la zone touchée du cerveau.

Jusqu'ici on supposait qu'un groupe de cellules, les granulocytes neutrophiles, parvenaient aussi dans le cerveau et y tuaient d'autres cellules nerveuses. Elles sont conçues pour réagir rapidement à des infections ou des traumatismes, et capables d'avaler et digérer des bactéries par exemple.

Dans une étude récente, les chercheurs ont démontré qu'après un AVC, les neutrophiles restent dans les vaisseaux sanguins du cerveau mais ne migrent pas dans le tissu cérébral. Contrairement à ce qui est généralement admis, ces cellules n'atteignent donc pas le voisinage des cellules nerveuses.

Filtre sélectif

Jusqu'à récemment, rappellent les chercheurs, il n'était techniquement pas possible de distinguer les neutrophiles des autres cellules phagocytaires qui toutes «mangent des cellules» et jouent donc un peu le rôle d'éboueur de l'organisme.

Par ailleurs, le cerveau est protégé par la barrière hémato-encéphalique. Celle-ci agit comme un filtre très sélectif et protège le cerveau notamment des agents pathogènes et des toxines.

0 comments:

Enregistrer un commentaire