Le mouvement travaille dès ses débuts avec la Ville et la police et implique les différents acteurs du quartier, comme les associations de parents ou les communautés étrangères. En mai 2008, le premier défilé réunit des milliers de personnes.
Aujourd'hui, le trafic de drogue s'est déplacé ailleurs ou se fait à domicile. La stratégie qui consiste à se réapproprier la rue au lieu de l'abandonner aux mains des dealers a été payante. D'autres villes au Tessin, comme Chiasso, tentent de suivre le même exemple.
Lausanne intéressée
Ce modèle de résistance citoyenne à la tessinoise est aussi suivi de près à Lausanne, selon Le Temps. Grégoire Junod, le municipal de la Sécurité, se dit prêt à réfléchir à l'idée. Mais il se demande aussi dans quelle mesure le modèle «Besso pulita» est applicable à la capitale vaudoise...En effet, le climat y est moins propice aux rencontres en plein air et l'esprit communautaire est moins prononcé qu'au Tessin. Grégoire Junod plaide davantage pour un renforcement de la présence policière en ville. Il a déjà annoncé l'engagement de 60 policiers supplémentaires d'ici à 2016.
Autre question soulevée par le chef de la police de proximité Christian Pannatier: «Les citoyens sont-ils prêts à jouer le jeu?». selon lui, les Lausannois ne se mobiliseraient pas forcément pour un quartier comme Chauderon, qui est surtout composé de bureaux et de commerces.
Pour que le modèle tessinois fonctionne à Lausanne, il est aussi essentiel d'avoir un leader, à l'image d'Ugo Cancelli, le président de «Besso pulita», analyse dans Le Temps Michel Venturelli, professeur de criminologie à l'Université de Lausanne. Mais s'il y a une chose dont le criminologue est sûr, c'est que la réponse au problème de la drogue ne peut pas être seulement répressive.
A Lausanne, différentes mesures visent à diminuer les risques: centres d'accueil pour les drogués, distribution de seringues propres et récupération des seringues sales.
(Newsnet)
Créé: 10.12.2012, 10h38
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