Des questions importantes comme les itinéraires et les altitudes des vols lors de l'approche sur Zurich passant au-dessus de l'Allemagne n'ont pas été clairement réglées dans l'accord. «Et quand deux parties interprètent de façon aussi différente un texte comme c'est le cas de la Suisse et de l'Allemagne, cela ne plaide pas en sa faveur», estime-t-il.
Lui-même, ministre du Land le plus concerné, a appris certains aspects importants de l'accord par les journaux. «Si nous avions négocié directement avec les cantons de l'autre côté de la frontière, nous aurions abouti», selon lui.
Berne opposée à une renégociation
Après avoir signé en septembre l'accord censé mettre un terme à des décennies de désaccords au sujet du bruit des avions, le ministre allemand des transports s'est rétracté. Vu l'opposition du Bade-Wurtemberg, Peter Ramsauer a annoncé en novembre son intention de renégocier certains points.
La Suisse s'est montrée ouverte à l'idée de clarifier un certain nombre de points mais ne juge pas nécessaire de rouvrir les négociations. Le Conseil fédéral a transmis en décembre son message au Parlement. La cheffe du DETEC Doris Leuthard s'attend toutefois à ce que les Chambres ne prennent aucune décision tant que l'Allemagne n'aura pas entamé le processus de ratification.
Pour que l'accord puisse entrer en vigueur, les Parlements des deux pays doivent le ratifier. En Suisse, il pourra être contré par un référendum.
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