Dans une interview parue samedi dans le "Tages-Anzeiger" et "Der Bund", le président du Parti libéral-radical réclame que le Secrétariat d'Etat aux questions financières internationales (SFI) soit transféré au Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).
Le président du Parti libéral-radical (PLR) Philipp Müller veut mettre Eveline Widmer-Schlumpf sur la touche en ce qui concerne le dossier des conflits fiscaux avec l'étranger. Il dénonce notamment la volonté, affichée jeudi par la ministre des finances lors de son bilan, d'ouvrir un dialogue sur l'échange automatique d'information avec l'Union européenne (lire Eveline Widmer-Schlumpf, une présidence dans l'ombre de la fiscalité).
"Il faudrait faire passer le Secrétariat d'Etat aux questions financières internationales (SFI), qui dirige les négociations sur le dossier fiscal, du Département fédéral des Finances (DFF) à celui des Affaires étrangères (DFAE)", a déclaré Philipp Müller dans une interview parue samedi dans le "Tages-Anzeiger" et "Der Bund".
"La ministre des finances joue un trouble jeu" affirme Philipp Müller
"Si le SFI et le DFF ne sont plus sur la même longueur d'onde, rien ne va plus", poursuit-il. "Au DFAE, il y a des diplomates qui savent comment négocier à l'international." Philipp Müller estime que "la ministre des finances joue un trouble jeu, qui doit être révélé, avant d'arriver à des dégâts irréparables pour la Suisse".
Ses reproches viennent en partie du fait qu'Eveline Widmer-Schlumpf aurait "changé d'avis" au lendemain de la parution du "Rapport concernant la politique de la Confédération en matière de marchés financiers", lequel critique le système de l'échange automatique d'informations, qui selon lui manque d'efficacité et comporte de gros défauts et lacunes.
Adopter les standards globaux
"Comme alternative, la Suisse a instauré les accords sur l'imposition à la source", rappelle Philipp Müller. Le standard de l'OCDE, qui soutient l'échange d'informations mais en passant par l'assistance administrative, est bien meilleur, d'après le président du PLR.
"Nous devons rester sur cette ligne". Il faut adopter les standards globaux et ne pas faire de zèle, dit-il en substance.
ats/ptur
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