Les titres d'organisations à but non lucratif obtiennent quant à eux un rabais de 15 centimes par exemplaire. Le nombre d'éditeurs ayant demandé à bénéficier des 20 millions prévu pour cette presse est de 1082, mais Berne table sur de nouvelles demandes au cours de l'année et a donc arrondi la ristourne à la baisse. La nouvelle loi sur la poste a permis de doubler l'aide à la presse associative.
Nouveaux critères
L'entrée en vigueur de ce texte en octobre 2012 a changé les conditions du soutien à la presse. L'approbation des demandes ne relève plus de La Poste suisse, mais de l'Office fédéral de la communication. Les critères pour obtenir le rabais ont également été adaptés.
Les titres de la presse locale et régionale concernés doivent paraître au moins 39 fois par an, comporter une part rédactionnelle d'au moins 50% et avoir un tirage compris entre 1000 et 40'000 exemplaires. Les tirages élargis distribués hors abonnement ne sont plus subventionnés et la presse spécialisée non plus. La presse généraliste a nouvellement accès au rabais.
Les journaux de la presse associative et de la presse de fondation doivent compter au moins six pages A4, une part rédactionnelle d'au moins 50% et ne pas servir à la promotion de produits. Leur tirage doit être compris entre 1000 et 300'000 exemplaires.
Statu quo
L'adaptation des critères n'a eu quasiment aucun effet sur le nombre de titres bénéficiant d'un rabais. Côté romand, seuls «Le Courrier» a craint un temps de ne plus bénéficier des tarifs préférentiels d'acheminement.
Le répit de la presse pourrait être de courte durée. Le Conseil fédéral essaie depuis des années de supprimer l'aide indirecte et aimerait le faire à l'horizon 2015 dans le cadre de son programme d'économie. Le Parlement tient à un soutien et souhaite que le gouvernement s'implique davantage, y compris par des aides directes.
0 comments:
Enregistrer un commentaire