mercredi 23 janvier 2013

Bisbilles et autres combines minent les taxis

par Joël Espi - Un chauffeur dénonce les pratiques de certains de ses collègues. Mais si les clients ne signalent pas les fraudes, la police ne peut pas agir.«Nous avons appelé les sept taxis de Sierre, aucun n’était libre.» Un Valaisan s’est mis en colère, dimanche dernier au petit matin, au moment d’appeler la centrale téléphonique communale. Pour cet habitant du Bouveret, le service de taxis fonctionne très mal. Agacé, il l’a bien dit au chauffeur qu’il a finalement réussi à atteindre. Or il s’est avéré que le conducteur critique lui aussi le service. Et il l’a fait savoir à plusieurs reprises à la police communale, notamment en août dernier, dans un courrier adressé au commissaire.

Courses refusées, taxis qui roulent sans compteur, chauffeurs peu aimables, les griefs sont multiples. «Au téléphone, keystoneon a refusé une course à ma femme sans raison», explique un habitant de Sierre. «20 minutes» a fait le test la semaine passée en embarquant dans une voiture. Résultat: un taxigraphe pas enclenché et, au final, une course facturée 3 fr. de plus que le prix habituel...

Chaque commune valaisanne édicte son règlement sur les taxis. «Refuser une course ou la surfacturer est interdit», confirme le commandant de la police sierroise, Thomas Zimmermann. A Sion, on a aussi eu vent de courses refusées parce qu’elles n’étaient pas assez rentables. Mais «il est difficile d’agir», déplore l’adjoint du commissaire. Contacté à propos d’éventuelles répercussions sur les visiteurs étrangers, Sierre Tourisme admet avoir reçu quelques rares plaintes. «Dès qu’il y a prestation, on peut rencontrer des problèmes», déplore le directeur.

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