Moins utilisés que prévu
Leur utilité pour la formation est incontestable, conclut-il dans un rapport publié vendredi. La facture est toutefois très lourde, si l'on cumule les coûts d'investissement, d'entretien et d'exploitation.
Pis, tous les appareils ne sont pas autant utilisés que prévu initialement. Dans certains cas, l'avantage financier par rapport à une formation sur le terrain ou avec des équipements réels n'a pas pu être démontrée.
Et la situation ne devrait pas s'améliorer à l'avenir, avec la réduction des effectifs de l'armée. Les périodes de faible utilisation vont être plus fréquentes. Le Contrôle fédéral des finances recommande donc d'optimiser l'utilisation des infrastructures disponibles.
L'armée suisse pourrait ainsi davantage collaborer avec l'étranger en matière de formation, davantage louer les simulateurs à des tiers et davantage engager ces appareils lors des cours de répétition. Dans certains cas, les simulateurs devraient être mis hors service.
Achats à justifier
Le Contrôle fédéral des finances invite aussi le Conseil fédéral, lors des futurs achats, à prouver, dans le programme d'armement, le potentiel d'économies sur la base d'une analyse coûts/utilité transparente. La rentabilité de ces systèmes devrait être analysée intégralement.
Le rapport se penche aussi sur les effets des simulateurs sur l'environnement. Ceux-ci ne sont pas chiffrables.
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