dimanche 20 janvier 2013

La Suisse est toujours en phase de négociations avec le Mali

20.01.2013 10:06 L'intervention française au Mali est jugée "légitime" par les autorités suisses. [Thibault Camus - AP]L'intervention française au Mali est jugée "légitime" par les autorités suisses. [Thibault Camus - AP]
Les autorités suisses dialoguent toujours avec le Mali, alors que les opérations militaires se poursuivent dans le pays avec l'aide de la France. La Suisse se concentre notamment sur l'anticipation de l'après-guerre.

La Suisse négocie toujours au Mali, en dépit des opérations militaires en cours dans le pays. Le secrétaire d'Etat Yves Rossier a confirmé dans l'hebdomadaire alémanique "Sonntag" que Berne appuyait toujours sur place les efforts de médiation.

Malgré la crise actuelle, les autorités suisses ont décidé de maintenir le dialogue autant avec la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qu'avec le Mouvement national touareg de libération de l'Azawad (MLNA), qui ne possède pas à proprement parler de forces militaires positionnées dans le nord du pays.

Prévoir la transition

Pour Yves Rossier, ces négociations restent importantes. Les Maliens ont besoin d'une perspective pour anticiper l'après-guerre, précise-t-il, mais la participation à la médiation requiert des conditions: "le non-recours au terrorisme, aucune charia et la reconnaissance de l'unité du territoire du Mali avec des droits pour les minorités", a indiqué le secrétaire d'Etat.

Les négociations menées entre le gouvernement malien, d'un côté, et les touareg du MLNA, de l'autre, ont été suspendues en décembre alors qu'une solution était à bout touchant. "Le jour de la signature, les islamistes d'Ansar Dine (Défenseurs de l'Islam) ont fait marche arrière. Ils ont quitté la table des négociations et commencé d'attaquer le sud du Mali", explique Yves Rossier.

L'intervention militaire française au Mali en "l'état actuel de la situation" est jugée par le secrétaire d'Etat comme "légitime". Si les insurgés islamistes avaient pris la ville de Mopti, au nord de Bamako, "la route leur était libre ensuite pour conquérir la capitale Bamako", observe Yves Rossier. Une telle situation aurait conduit alors, selon lui, "à un bain de sang au Mali".

ats/moha



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