Les Maliens ont besoin d'une perspective pour anticiper l'après-guerre, précise-t-il, mais la participation à la médiation requiert des conditions: «le non-recours au terrorisme, aucune charia et la reconnaissance de l'unité du territoire du Mali avec des droits pour les minorités», a indiqué le secrétaire d'Etat.
Les négociations menées entre le gouvernement malien, d'un côté, et les touareg du MLNA, de l'autre, ont été suspendues en décembre alors qu'une solution était à bout touchant. «Le jour de la signature, les islamistes d'Ansar Dine (Défenseurs de l'Islam) ont fait marche arrière. Ils ont quitté la table des négociations et commencé d'attaquer le sud du Mali», explique Yves Rossier.
L'intervention militaire française au Mali en «l'état actuel de la situation» est jugée par le secrétaire d'Etat comme «légitime». Si les insurgés islamistes avaient pris la ville de Mopti, au nord de Bamako, «la route leur était libre ensuite pour conquérir la capitale Bamako», observe Yves Rossier. Une telle situation aurait conduit alors, selon lui, «à un bain de sang au Mali».
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