Renoncer à fonder une famille
«Ce qui compte pour les Suisses c'est que leurs enfants soient acceptés au quotidien. Ils apprécient les petits gestes comme par exemple le boucher qui propose aux petits un bout de saucisson», explique le directeur scientifique de la fondation, Ulrich Reinhard. Reste que les experts ne sont pas très étonnés du classement plutôt médiocre de la Suisse. «Plus de 80% des jeunes Suisses veulent fonder une famille, mais près d'un tiers y renoncent parce qu'ils ne parviennent pas à concilier vie professionnelle et familiale», regrette Lucrezia Meier-Schatz, conseillère nationale (PDC/SG) et directrice de Pro Familia.
Bambins mis de côtés
Selon Flavia Frei de la Fondation suisse pour la protection de l'enfant, il faut construire davantage de crèches et de places de jeux. Elle s'engage aussi pour la création de postes de travail à temps partiel. «Les enfants et les jeunes sont souvent laissés de côté lorsqu'il s'agit de planifier les quartiers. On construit des routes à la place de parcs de jeux», affirme-t-elle.
Un avis partagé par Luca Cirigliano, vice-président de la commission pour l'enfance et la jeunesse: «Les enfants doivent absolument être pris en compte dans la réalisation de trottoirs ou de cours d'écoles.»
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