«Un piquet de grève a été installé à l'extérieur de l'entreprise», a expliqué à l'ats Achille Renaud, secrétaire syndical du secteur industrie d'Unia Transjurane. Toutes les machines sont à l'arrêt.
Intervention de la police
La situation s'était brusquement tendue mardi vers minuit lorsque la police cantonale jurassienne est intervenue pour faire évacuer le personnel qui avait investi l'entreprise. «Il s'agissait d'une occupation pacifique», a expliqué le syndicaliste. Les employés voulaient ainsi empêcher que des ouvriers polonais ne démontent l'outil de production pour le transporter à l'étranger.
«Nous voulons que la direction entame des négociations sur le plan social», a expliqué le représentant d'Unia Transjurane. Selon les employés et le syndicat, la holding allemande Berger Group, dont fait partie la succursale jurassienne, a un carnet de commandes rempli et enregistre des bénéfices.
La direction allemande explique que cette unité de production n'est plus rentable. Elle affirme dans un communiqué que la force du franc a pénalisé les exportations.
Négociation avec les grévistes
La direction de l'entreprise a accepté ce matin d'entrer en négociation avec les employés en grève et le syndicat Unia. (Le Matin)
Créé: 23.01.2013, 11h09
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