mercredi 23 janvier 2013

Les fonds d'un proche de Kadhafi restent bloqués

Le Tribunal pénal fédéral a rejeté le recours d'un proche de Mouammar Kadhafi, faisant l'objet d'une procédure judiciaire pour blanchiment d'argent. Il réclamait de pouvoir avoir accès à des comptes bancaires ouverts en Suisse. Les dix-huit comptes bancaires suisses d’un proche de Kadhafi restent bloqués. Le Tribunal pénal fédéral a rejeté le recours de cet homme, dont le père faisait partie du clan rapproché de feu l’ancien dictateur libyen.

Le Ministère public de la Confédération (MPC) mène contre ce proche et d’autres personnes une procédure pénale pour blanchiment d’argent et participation ou soutien à une organisation criminelle. Dans le cadre de ses investigations, le MPC a ordonné dès décembre 2011 le blocage de dix-huit comptes dans trois banques suisses.

Selon les juges de Bellinzone, il existe des soupçons suffisants quant au fait que le titulaire des comptes aurait pu appartenir au régime de Mouammar Kadhafi, dont le système peut être qualifié d’organisation criminelle.

Rapport de la Police judiciaire

La justice se base notamment sur un rapport d'analyse de la Police judiciaire fédérale (PJF) qui dresse un tableau des années de pouvoir du «guide». Les personnes proches du pouvoir disposaient d'une influence directe sur la marche des affaires du pays.

Un système qui aurait permis à ces hommes de détourner à leur profit des revenus étatiques, contrôlant ainsi des pans entiers de l'économie.

Le père du plaignant, aujourd'hui décédé, aurait également appartenu à ce clan dit des «Hommes de la tente», en référence à la toile de bédouin où logeait Kadhafi. Il est même présenté comme un fidèle parmi les fidèles, l'ayant accompagné dès les premières heures de sa prise de pouvoir.

Mandat d'arrêt international

Outre ces aspects financiers, les proches de Kadhafi auraient également usé de violence à laquelle le régime n'hésitait pas à recourir contre son peuple.

Le recourant aurait également été actif dès les années 2000 dans les entreprises publiques les plus importantes de Libye. L'une d'entre elles aurait même été liée à un trafic d'armes.

Les soupçons du tribunal sont également étayés par le fait que le principal concerné est aujourd'hui visé par un mandat d'arrêt international. (ats/Newsnet)

Créé: 23.01.2013, 14h19

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