Ainsi, 76% des opposants à la vaccination on déposé un non dans l'urne et 87% des partisans un oui, alors même que que la modification de la loi n'entraînait aucun changement quant à l'obligation de vacciner pouvant être prescrite par l'Etat, soulignent gfs.bern et l'Université de Zurich dans leur analyse. Le référendum avait été lancé par un comité opposé à la vaccination.
Un petit tiers (32%) pensait que l'objet de cette votation consistait en un transfert de compétences des cantons vers la Confédération et 23% ont associé l'objet à des mesures de prévention contre des épizooties imminentes. Enfin, 16% ont indiqué qu'ils ne savaient pas sur quel objet ils avaient voté.
Quelque 27% de ceux qui ont voté oui ont indiqué avoir suivi une recommandation, principalement celle du Conseil fédéral. Les personnes qui font confiance au gouvernement ou qui voudraient par principe accorder à la Confédération davantage de compétences ont été plus nombreuses à approuver la révision (79%, resp. 78% de oui) que celles qui se méfient du gouvernement ou qui soutiennent un renforcement du fédéralisme (45%, resp. 56% de oui).
UDC partagés
Le choix dépendait aussi de la sympathie accordée à un parti. Les partisans du PS, du PDC et du PRD ont majoritairement suivi les recommandations favorables de leur parti. En revanche, chez les sympathisants de l'UDC, le comportement de vote a été plus partagé. Une faible majorité (56%) a indiqué avoir voté contre la révision, suivant la recommandation de l'assemblée des délégués, mais pas celle du groupe parlementaire.
La loi révisée a été approuvée par 68,3% des voix. La participation n'avait jamais été aussi basse depuis la votation du 4 juin 1972 sur la sauvegarde de la monnaie et la stabilisation du marché de la construction, qui n'avait mobilisé que 26,7% des électeurs. On part du principe que 25% du corps électoral participent à chaque scrutin.
Loi sur les épidémies
Le même phénomène pourrait se produire avec le référendum contre la loi sur les épidémies. Il a été déposé en janvier avec près de 80'000 signatures par les mêmes opposants à la vaccination emmenés par le naturopathe alémanique Daniel Trappitsch et son association «Netzwerk Impfentscheid» (réseau de décision sur les vaccins).
Le projet prévoit que la Confédération assume un rôle de leader en définissant des axes et buts stratégiques pour prévenir les épidémies, mais les cantons resteront compétents pour l'exécution. Les référendaires, eux, rejettent une «centralisation abusive». Cantons et Confédération peuvent pourtant déjà décréter une obligation de vacciner, même si Berne ne l'a encore jamais fait.
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