mercredi 23 janvier 2013

L’Etat veut la fin de la grève à la Providence

Ce matin, le Gouvernement neuchâtelois annonce avoir reçu par écrit des «engagements forts » du groupe Genolier en faveur du personnel de l’Hôpital de la Providence et appelle à la fin du conflit social. Pour le Conseil d’Etat, les garanties reçues par le repreneur de la Providence sont suffisantes et doivent permettre de mettre fin au bras de fer engagé par une partie du personnel depuis le mois de novembre dernier. Jointe ce matin au téléphone, la secrétaire centrale du syndicat Syna Chantal Hayoz indique que les grévistes vont se réunir dès cet après-midi pour prendre position.

A voir les garanties obtenues par le Gouvernement neuchâtelois, rien de très neuf ne s’en dégage et tout laisse présager que le conflit va se poursuivre. Il est notamment indiqué qu’aucune sanction ne sera prise contre les grévistes à condition qu’ils reprennent le travail d’ici au 31 janvier. Une forme d’ultimatum qui ne va pas apaiser la situation. Pour le reste, le groupe privé Genolier a confirmé par écrit qu’il adaptera à la hausse les salaires dès 2014 pour compenser l’augmentation du temps de travail et la perte de certaines indemnités. De plus, une garantie de l’emploi est donnée avec l’appui de l’Etat et de ses hôpitaux publics pour reprendre certains postes.

Cette offre est censée compenser l’abandon de la Convention collective de la santé par le groupe Genolier. Ors, le but des grévistes, appuyés par la majorité de gauche du Parlement, est de forcer Genolier à maintenir la CCT à la Providence, sachant que l’hôpital privé continuera d’assurer des prestations publiques. (Le Matin)

Créé: 23.01.2013, 11h36

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