Frank Abagnale a fait au moins une émule et celle-ci vient d'être démasquée au sein de leur équipe. Après plusieurs mois d'enquête, il est apparu que la professeur et docteur en médecine qu'ils avaient engagée neuf mois plus tôt comme responsable de la gestion qualité de la «cybersanté» et des examens médicaux des SPU est bel et bien une usurpatrice.
La SPU a d'abord contesté que cela puisse être le cas. Le 12 octobre 2012, ses responsables réfutaient dans un long communiqué en allemand les soupçons apparus quelques jours auparavant dans la Weltwoche quant aux qualifications de leur nouvelle collègue.
Titres non validés
Ses pairs affirmaient alors qu'Ilona L., qui avait pris ses fonctions le 1er février, bénéficiait d'un titre de docteur et même de professeur honoris causa de l'Université de Touzla, en Bosnie-Herzégovine. Elle pouvait se prévaloir en outre d'une expérience de plusieurs années dans le domaine des examens médicaux et avait suivi plusieurs formations continues jusqu'à l'obtention d'un MBA.
La SPU reconnaissait cependant ne pas avoir fait authentifier des titres académiques de Madame le professeur et docteur L. Pour lever les soupçons et doutes, ses responsables ont demandé à l'intéressée de produire tous ses titres. Ceux-ci ont ensuite été transmis à l'Université de Touzla pour vérification.
Plainte pénale
Lundi dernier, la direction des SPU a confirmé qu'après contrôle auprès de l'Université de Touzla, il est apparu que les titres présentés étaient des faux. Ilona L. a été mise à pied sur le champ.
Plainte pénale a par ailleurs été déposée. Le licenciement n'est toutefois pas encore effectif. Ilona L. dispose encore d'un droit de recours auprès de la Direction de la santé publique et de la prévoyance sociale du Canton de Berne. (Newsnet)
Créé: 22.01.2013, 12h32
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