mardi 22 janvier 2013

Thomas Minder dénonce une campagne de dénigrement

Le père de l’initiative «contre les rémunérations abusives» – «Abzockerei» en allemand – accuse ses adversaires de s’en prendre à sa personne pour ne pas parler du contenu de son texte. Il en a gros sur la patate. Le père de l’initiative «contre les rémunérations abusives» Thomas Minder dénonce une campagne de dénigrement et une stratégie de détournement de la part de ses adversaires.

A l’instar des membres de son comité d’initiative qui se disent consternés par les méthodes d'EconomieSuisse et du lobby de l’économie. La dernière affaire en date, celle de l’achat des noms de domaine des sites Internet, est qualifiée «d’effarante et honteuse» par François Meylan.

Le secrétaire du PDC Vaud, François Meylan, est aussi coordinateur du comité pour le oui à Minder en Suisse romande. «C’est légal certes. Mais qu’une organisation faîtière comme EconomieSuisse joue à ces petits jeux semble démontrer que celui qui a de l’argent peut acheter la démocratie: c’est inquiétant!», avance François Meylan.

Thomas «Moins» n’aime pas le jeu de mots

L’entrepreneur schaffhousois Thomas Minder qui défend son texte outre-Sarine dénonce, lui évidemment, une sale campagne. «En Suisse alémanique, mes adversaires n’utilisent que le mot «Minder», qui en allemand signifie moins», affirme Thomas Minder.

Et de poursuivre: «Même un membre du Conseil fédéral comme Johann Schneider-Ammann s’est permis, lors d’une allocution, de faire des jeux de mots avec «mehr oder Minder». User de mon nom pour construire des slogans du genre «voulez-vous plus ou moins?» – «mehr oder Minder» dénote un profond manque de respect», accuse Thomas Minder.

Mais le sénateur schaffhousois y voit davantage que de simples écarts de langage dans un contexte émotionnel de débat politique. «Je constate une stratégie claire d’EconomieSuisse: tant qu’on joue sur mon nom et ma personne, on ne parle pas du contenu de mon initiative. «Abzocker»: c’est très fort», analyse Thomas Minder.

Une stratégie pour détourner l’attention?

Effectivement, le terme «Abzocker», qui peut être traduit par magouilleur en français, est associé en Suisse alémanique spécifiquement aux scandales financiers. Et cela le père de l’initiative «gegen die Abzockerei» (en allemand) le souligne avec force.

«C’est ainsi que mes adversaires nomment mon texte «initiative Minder» alors qu’elle a un nom. Ils font tout pour éviter d’utiliser le mot «Abzocker», qui ici (ndlr: en Suisse alémanique) renvoie clairement aux échecs de Corti, d’Ospel et de Wuffli. Des «Abzocker» partis avec beaucoup d’argent après avoir fait capoter des entreprises», conclut Thomas Minder. (Newsnet)

Créé: 22.01.2013, 13h33

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