Mieux vaut être blessé que volé
La procureure en charge de l’affaire, Ximena Manriquez, dit «comprendre que cette maman s’inquiète, mais je dois notifier le dossier aux parties». Et d’argumenter: «Même si elle est mineure, il ne s’agit que d’un vol de téléphone. Au sens de la loi, elle n’a pas le statut de victime, mais de personne lésée. Il n’y a pas à la protéger pour un vol. L’anonymat serait discutable dans le cas de lésions graves, de violence ou de harcèlement.» Victime ou lésée peu importe. Selon Franz Moos, procureur général adjoint du canton de Vaud, «de tout temps, le nom et l’adresse du plaignant ont pu figurer dans le dossier consultable par le prévenu. Il existe un risque que le prévenu connaisse les coordonnées de la victime.»
Des moyens de protection existent. La victime peut demander une garantie d’anonymat ou que son adresse ne figure pas au dossier mais «il faut des motifs sérieux», explique-t-il. Les victimes sont rarement informées de l’usage de leurs coordonnées. Dans certains cas (voir encadré), c’est la police qui explique les conséquences d’une plainte. Alors, pour seule protection, la victime préfère parfois renoncer.
*Prénoms d’emprunt
Créé: 13.02.2013, 07h22
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