lundi 18 février 2013

La justice pourrait s'emparer des cas suisses

L'affaire de la viande de cheval à la place de boeuf dans une dizaine de plats précuisinés retirés des rayons de plusieurs distributeurs en Suisse devrait rebondir devant la justice. Les sociétés concernées s'exposent notamment à des poursuites pour négligence. Le chimiste cantonal vaudois Bernard Klein le relevait jeudi déjà. Jugeant «particulièrement frappant qu'une fraude d'une ampleur exceptionnelle n'ait pas été décelée plus tôt», il a estimé qu'il y a matière à plainte pénale. «Coop a fait preuve de négligence en ne procédant pas aux contrôles nécessaires», déclarait-il à la RTS.

Lundi, tant le président de l'association des chimistes cantonaux, Otmar Deflorin, qu'un porte-parole de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) ont précisé à l'ats que les chimistes des cantons où les entreprises concernées ont leur siège devraient transmettre le dossier à la justice. Il incombera alors aux juges de décider de l'ouverture d'une procédure et, cas échéant, de sanctionner, a précisé M. Deflorin.

Pour sa part, l'OFSP est en train d'organiser une campagne d'analyse de la viande de cheval sur le plan sanitaire, a dit à l'ats un de ses porte-parole. Si la viande de cheval n'est en effet pas moins saine que celle de boeuf, les lots importés de Roumanie par la société française Comigel qui ont pu se retrouver chez Coop pourraient notamment contenir des antibiotiques et autres produits à risque pour l'homme.

Ces analyses seront menées par des chimistes cantonaux, a précisé le porte-parole de l'OFSP. Les résultats ne sont pas attendus avant une quinzaine de jours.

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