Les jeunes ne sont en revanche pas plus enclins à la violence qu'auparavant, affirme l'auteur du texte Denis Ribeaud, sociologue à l'EPF de Zurich. Selon lui, la stagnation, voire la diminution des taux de violence dans le domaine privé et le contexte scolaire corroborent cette opinion.
Prévention bénéfique
La baisse constatée à l'école est expliquée par le chercheur par les efforts fournis en matière de prévention par les adultes. Sur leurs encouragements, les victimes ont dénoncé les lésions corporelles subies deux fois plus en 2007 qu'en 1999.
Pour arriver à ces conclusions, Denis Ribeaud a recoupé diverses sources, telles que les statistiques de la police, de l'assurance accidents ou des travaux du criminologue zurichois Martin Killias. Il s'est également basé sur ses propres enquêtes, réalisées de concert avec son collègue Manuel Eisner auprès des adolescents dans le canton de Zurich.
Les conclusions présentées portent sur les années 1990 à 2007. Les informations disponibles depuis lors présentent encore trop de lacunes et ne permettent pas de tirer des conclusions solides.
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