M. Vasella a annoncé «il y a peu» sa volonté de quitter la commune, a dit à l'ATS un représentant de la commune. Il va émigrer aux Etats-Unis, a-t-il précisé. La commune n'a toutefois pas pu préciser la date de son départ.
La confirmation par M. Vasella (59 ans) le 15 février qu'il toucherait une prime de 72 millions de francs sur six ans pour ne pas passer à la concurrence avait fait scandale. Il avait par la suite dit qu'il ne garderait pas cette somme, mais la consacrerait à des institutions et tâches d'utilité publique.
L'annonce, tombée deux semaines avant le vote sur l'initiative populaire contre les rémunérations abusives, avait aussi jeté la consternation chez les adversaires de ce texte, également appelé initiative Minder, du nom de son auteur Thomas Minder. Les milieux économiques en particulier, à commencer par l'association faîtière economiesuisse, avaient réagi avec incompréhension.
L'initiative partait certes déjà gagnante dans les sondages avant le scrutin du 3 mars, mais ce «parachute doré» de trop lui avait donné la dernière impulsion. Au vote, elle a été acceptée à 67,9% des voix, un niveau historique, et tous les cantons.
Entre 200 et 300 millions
M. Vasella avait déménagé son domicile à Risch en 1999. Il avait à l'époque aussi été montré du doigt parce qu'il quittait Bâle, où ses fonctions lui apportaient de gros revenus, pour le canton fiscalement bien plus avantageux de Zoug. Durant sa carrière de 17 ans aux commandes de Novartis, entamée en 1996, M. Vasella a touché selon les estimations entre 200 et 300 millions de francs.
Directeur général de Novartis depuis 1996, année de la naissance du groupe après la fusion de Ciba Geigy et Sandoz, M. Vasella avait également endossé trois ans plus tard la présidence du conseil d'administration. Une double casquette critiquée, jusqu'à sa démission de la direction en 2010.
A titre de rappel, M. Vasella a touché 13,1 millions de francs au titre de rémunération pour 2012. Ses plus grosses rémunérations ont été versées durant les années où il cumulait direction générale et présidence. Elles ont fait l'objet de critiques parfois sévères, à l'instar de celles d'autres dirigeants de grandes entreprises, notamment de banques.
Le 23 janvier, Novartis annonçait que Daniel Vasella ne se représenterait pas pour un nouveau mandat de président à l'assemblée générale des actionnaires qui a eu lieu le 22 février dernier.
Son successeur est l'Allemand Jörg Reinhardt (56 ans), entré en 1982 chez Sandoz - devenu une filiale de Novartis axée sur les génériques - avant d'occuper des postes à responsabilité croissante au sein de Novartis.
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