Interrogé par des journalistes sur le sort des otages, le chef de la diplomatie française a répété plusieurs fois une formule déjà employée à Yaoundé. Il a dit agir avec «détermination et discrétion» sans donner plus de détails.
Faisant un parallèle avec l'intervention militaire française au Mali, où les troupes nigérianes sont également présentes, M. Fabius a estimé que des connexions entre les différents groupes extrémistes de la région avaient été découvertes.
«Et donc ce combat contre les groupes terroristes il faut le mener», a-t-il déclaré, «avec détermination et (...)partout». La famille Moulin-Fournier, qui compte quatre enfants âgés de 5 à 12 ans, a été enlevée le 19 février dans le nord du Cameroun, sur une route longeant la frontière avec le Nigeria.
Boko Haram tenu pour responsable de centaines de morts
Le 25 février, des individus se réclamant du groupe islamiste Boko Haram ont diffusé sur Youtube une vidéo montrant cette famille, en exigeant la libération de prisonniers détenus au Nigeria et au Cameroun contre celle des otages. L'enlèvement de l'ingénieur Francis Collomp, en décembre, avait été revendiqué par Ansaru, un groupe considéré comme une faction dissidente de Boko Haram.
Dans le communiqué envoyé par Ansaru à la presse, «le rôle majeur de la France dans l'attaque (planifiée) contre l'Etat islamique dans le Nord du Mali», avait été cité comme l'une des causes de l'enlèvement. Ansaru avait également revendiqué l'enlèvement de sept employés étrangers d'une société libanaise, en février, et a annoncé la semaine dernière leur exécution.
Boko Haram est tenu pour responsable de la mort de centaines de personnes dans le nord et le centre du Nigeria mais n'avait jamais revendiqué d'enlèvement d'étrangers auparavant.
«On croit au Nigeria, c'est un de nos grands partenaires en Afrique", a déclaré M. Fabius. Mais "son développement est aussi lié à sa capacité à assurer une certaine sécurité».
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