jeudi 7 mars 2013

Freysinger: «J’ai été opéré deux fois»

Oskar Freysinger est passé sur le billard la veille du dépôt des listes au Conseil d’Etat valaisan. Conforté par le diagnostic, il se sent en forme pour cumuler les mandats. Les faits sont largement passés inaperçus. Mais le champion du premier tour de l’élection au Conseil d’Etat valaisan, Oskar Freysinger, a eu deux opérations du cœur depuis le début de l’année! «La première s’est déroulée le jour avant le dépôt des listes, pour être sûr que cela n’était pas trop grave. Si cela avait nécessité un pontage, je n’aurais pas pu être candidat, c’est clair! Mais là, il s’agissait d’un rétrécissement coronarien. Mon médecin m’a rassuré en me disant qu’il n’y avait aucun souci. Ensuite, j’ai fait la deuxième opération durant la campagne pour poser deux stents.»

La source du mal? Un mauvais cholestérol, qui se transmet de génération en génération chez les Geiger, la branche maternelle d’Oskar Freysinger. «J’ai tenté de faire face au problème avec des méthodes naturelles en prenant des oméga 3 et en ne cuisinant plus qu’à l’huile de colza, mais ça n’a pas marché. J’ai revu toute ma manière de me nourrir. Je fais du sport, ne fume pas et j’ai perdu 8 kilos. Finalement, mon médecin m’a conseillé de prendre un médicament, des statines.» Et, ça marche? «Entre la première et la deuxième opération, avec les statines, l’état de mon cœur s’est nettement amélioré. Mais il n’y a rien de grave. J’avais fait la même opération il y a quatre ans et personne n’a constaté une baisse de régime de ma part entre-temps!» rigole-t-il.

En pole position pour entrer au Conseil d’Etat valaisan, Oskar Freysinger le répète: il conservera son mandat de vice-président de l’UDC, ainsi que sa fonction de conseiller national. Aura-t-il assez d’énergie? «Voyez, en ce moment j’ai quatre mandats: enseignant, conseiller national, vice-président de l’UDC Suisse et président de l’UDC du Valais romand. J’abandonne deux choses pour en faire une autre, si je suis élu! Je pense d’ailleurs que ma vie sera plus simple.»

L’argumentaire ne convainc guère à Berne. «Indépendamment de qui vient derrière lui ou de qui est concerné, à mes yeux, ça ne va pas», commente le conseiller national Jean Christophe Schwaab (PS/VD). La question du cumul des mandats est bien connue en terres vaudoises: la Constitution cantonale y interdit d’ailleurs à un conseiller d’Etat de siéger aux Chambres fédérales.

Mais pour Oskar Freysinger, sa place à Berne fait partie d’une sorte de stratégie qu’il compte négocier avec ses éventuels futurs collègues du Conseil d’Etat. «Je serai comme un lobbyiste du Valais! Ma vice-présidence à l’UDC et ma fonction de conseiller national sont des éléments que l’on peut faire fructifier. Il nous faut une structure d’urgence vu la situation dans laquelle nous nous trouvons!» S’entourera-t-il au moins d’un assistant parlementaire? «Ce sera à négocier avec mes futurs collègues.» Le vient-ensuite naturel d’Oskar Freysinger à Berne, le mal-aimé Grégory Logean, devra encore ronger son frein. «Je le répète: soit je finis le mandat, soit mon siège ira en Haut-Valais!» La place devient chère dans le cœur d’Oskar. (Le Matin)

Créé: 07.03.2013, 14h14

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