Dans la catégorie «actes graves», la CICAD recense les atteintes à l'intégrité des gens et des biens. Ainsi, en janvier 2012, lors d'une conférence à l'Université de Genève en présence d'un porte-parole du Hamas, un homme avait été agrippé par un autre qui avait hurlé: «Il est juif! Il est juif! Faites-le sortir!» Le service d'ordre était intervenu pour les séparer.
Les «actes sérieux» concernent des atteintes à la sensibilité des personnes et aux biens, comme des injures, insultes, courriers et graffitis ciblés. Enfin, sont considérés comme «actes préoccupants» les graffitis non ciblés, les propos antisémites divers, y compris ceux disséminés sur internet.
Rédactions sensibilisées
Au vu de la baisse relevée en 2012, la CICAD estime que ses efforts pour déployer systématiquement tout acte antisémite portent leurs fruits. Elle salue les mesures prises par les rédactions pour contrer les commentaires anonymes haineux postés sur leurs sites internet.
Toutefois, certaines formes d'antisémitisme persistent. Depuis quelques années, l'émergence de groupuscules d'extrême-droite utilisant des références explicites au fascisme ou au nazisme tendent à se développer. La CICAD relève aussi la résurgence de thèses antisémites provenant de milieux catholiques intégristes.
En outre, le conflit israélo-palestinien permet toujours à certains de laisser libre cours à leurs préjugés antisémites. Et les réseaux sociaux ne sont pas épargnés.
0 comments:
Enregistrer un commentaire