dimanche 14 avril 2013

Malgré la pression, la Suisse campe sur ses positions en matière de fiscalité

14.04.2013 11:38 La valeur du secret bancaire doit être défendue selon le président. [Alessandro Della Valle - Keystone]La valeur du secret bancaire doit être défendue selon le président. [Alessandro Della Valle - Keystone]
Le président de la Confédération Ueli Maurer estime que seule une pression intérieure pourrait amener la Suisse à revoir ses positions concernant le secret bancaire, alors que l'Europe fait front pour un échange automatique d'informations.

La Suisse n'a "aucune raison de changer de stratégie maintenant" en matière fiscale, estime le président de la Confédération Ueli Maurer dans une interview au Matin Dimanche. Pour lui, seule la pression intérieure pourrait la pousser à modifier sa position.

Avec le Luxembourg qui vient d'accepter l'échange automatique d'informations, c'est "un moment dangereux pour la Suisse", admet Ueli Maurer. Mais "contrairement au Luxembourg, la Suisse ne fait pas partie de l'UE" et elle répond aux standards de l'OCDE, martèle le président de la Confédération (lire: Le secret bancaire luxembourgeois sera raboté en 2015, annonce Juncker)

Solide comme un roc

Pour lui, la Suisse ne doit pas se laisser influencer par ce qui se passe en Europe: "En Asie et aux Etats-Unis, je constate que ce n'est pas un thème; il n'y a donc aucune raison pour que cela en soit un chez nous", ajoute-t-il.

Ueli Maurer rappelle que la Suisse a déjà fait des concessions, notamment avec l'accord FATCA avec les USA. De plus, ajoute-t-il, "le secret bancaire n'a plus autant d'importance qu'il y a deux ou trois ans", "la force de la place financière tient aussi à la stabilité politique de la Suisse, à sa fiabilité et à sa crédibilité" (lire: La Suisse explique sa stratégie en matière d'argent propre).

La pression des médias

La pression intérieure en revanche pourrait pousser la Suisse à changer de position, selon le conseiller fédéral.

Il estime que ce sont d'abord les médias qui contribuent à cette pression, en ne défendant pas les valeurs suisses et en attaquant "toujours notre système".

ats/moha




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