Infrastructures sous-utilisées
Pour l’écologiste, cette éventualité serait catastrophique pour l’environnement. «Soit on construit sur des terres agricoles au nord d’Annecy, soit on détruit des marais à quelques kilomètres du Stade de Genève, tempête-t-il. De l’autre côté, ici, nous avons un stade qui perd de l’argent, le calcul est vite fait.» Pour l’élu, «le Conseil d’État genevois doit agir et intervenir officiellement auprès de l’UEFA». Le député a ainsi déposé une motion allant dans ce sens.
Ses camarades du Grand Conseil, qu’ils soient PLR, socialistes, UDC ou PDC, tirent tous à la même corde. «A titre personnel, je suis pour que l’on évite de miter le paysage avec des stades sous-utilisés», relève l’agrarienne Christina Meissner. «Avec deux clubs résidents, le Servette FC et ETG, nous pourrions envisager avec optimisme le développement et la pérennité du Stade de Genève», imagine le PLR Ivan Slatkine. Reste la question des frais inhérents à l’organisation des matches. «Serait-ce à la collectivité genevoise de prendre en charge les coûts relatifs à la sécurité?» interroge-t-il.
Seul le MCG ne soutiendra pas la motion de François Lefort. «Nous la refuserons catégoriquement, comme Michel Platini et les supporters du Servette FC», tempête le président du parti, Roger Golay. Pour l’élu, ce stade est genevois et doit le rester.
Le président du Conseil d’État genevois et ministre des Sports, Charles Beer, n’a pas souhaité s’exprimer alors que le sujet n’a pas encore été débattu au Grand Conseil. Par le passé, le magistrat n’a toutefois jamais caché qu’il verrait d’un bon œil la présence à Genève de l’ETG FC, qualifié pour la finale de la Coupe de France le 31 mai. (Le Matin)
Créé: 13.05.2013, 08h04
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