Les autorités américaines disposeraient ainsi d'une «liste noire» de banques suisses, selon une source anonyme citée par le journal qui décrit la source comme étant une personne de l'intérieur. «Cinq mises en examen ont été préparées et ont juste besoin d'être activées», a précisé la même source.
Mercredi, la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf est parvenue à convaincre le Conseil des Etats de voter en faveur de loi, dite Lex USA, qui doit permettre de mettre en œuvre un accord visant à régler le litige sur les avoirs non-déclarés des clients américains dans les coffres des banques suisses.
Ce texte, qui doit encore passer la semaine prochaine devant le Conseil national, a soulevé de vives critiques, alors que seules quelques bribes sur le contenu de l'accord ont été dévoilées aux parlementaires.
Tirer un trait définitif
La solution proposée par la ministre des finances cherche à tirer un trait définitif sur la question des avoirs non déclarés alors que quatorze établissements basés en Suisse, dont Julius Baer et Credit Suisse, sont sous le coup d'une enquête menée par la justice américaine.
Mais le secret autour de l'accord a attisé les spéculations dans la presse suisse, qui redoute notamment que des banques cantonales, qui bénéficient d'une garantie de l'État, soient également mises en cause.
En 2009, la Suisse avait déjà négocié un accord avec les États-Unis qui avait permis à UBS d'échapper à des poursuites judiciaires moyennant une lourde amende, mais de nombreux riches américains avaient alors retiré leurs fonds pour les confier à d'autres banques suisses. (afp/Newsnet)
Créé: 16.06.2013, 11h25
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