«La voiture, c’est mon pinceau!» résume Pierre-Alain Münger. «Enfant déjà, je démolissais mes petites autos à coups de marteau pour ne conserver que les mieux détruites», confie cet artiste de 35 ans.
Une Cadillac après une Ford, une Opel et une Jaguar: pour réaliser ses «Faces», Pierre-Alain «Pamcrash» Münger n’utilise que des voitures en état de marche dont il maîtrise au maximum l’empreinte laissée sur le tableau. Sa technique s’est affinée. L’œuvre ne doit pas tout au hasard: «Le résultat est maîtrisé à 85%», dit-il. Pour garantir une bonne impression sur la plaque métallique noire d’une épaisseur d’un millimètre, l’artiste a passé cinq couches de peinture blanche sur la Cadillac lancée à 85 km/h.
Capter l'âme de la voiture
Fracasser une belle voiture en état de marche, n’est-ce pas du gâchis? «Bien au contraire, puisque je capte l’âme de la voiture, sa dernière impression», répond Pamcrash. Une démarche offerte sur commande aux particuliers qui ont du mal à se séparer de leur voiture.
Ses tableaux réalisés avec une voiture comme pinceau seront visibles dès le 7 juin à l’exposition «Pop Reloaded» de la Galerie Ivo Kamm, à Zurich. Prix de vente de l’empreinte de la Cadillac: 27 000 francs. (Le Matin)
Créé: 01.06.2013, 09h33
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