Des groupes de policiers en tenue antiémeute, bouclier au poing, et des véhicules blindés équipés de canons à eaux étaient en position en différents points de la place, à nouveau livrée aux passants malgré une odeur persistante de gaz.
Dans les rues environnantes jonchées de débris, les commerces ont rouvert timidement. Quelques barrages faits de mobilier urbain ou de planches brûlées entravaient toujours la circulation sur certains axes menant à la place, occupés par des grappes de jeunes au visage recouvert d'un foulard.
Protéger les arbres
Les affrontements qui ont embrasé le centre d'Istanbul ont débuté vendredi à l'aube avec l'intervention musclée de la police pour déloger quelques centaines de militants qui occupaient le parc Gezi, sur la place Taksim, pour y empêcher le déracinement de 600 arbres dans le cadre d'un projet d'aménagement urbain.
Ameutés par les réseaux sociaux, de nombreux militants associatifs sont venus en renfort pour affronter les forces de l'ordre. Ils ont été rejoints au fil de la journée par beaucoup d'autres manifestants venus dénoncer la politique du gouvernement islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002.
Dizaines de blessés
Des dizaines de manifestants ont été blessés au cours de ces affrontements, Amnesty International évoquant vendredi le chiffre de plus d'une centaine.
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