mardi 18 juin 2013

Internet fait son trou derrière les barreaux

par Joël Espi - Bien qu’interdite ou très limitée, la Toile a fait son entrée dans les centres de détention. Certains établissements songent même à l’autoriser totalement.Permettre l’envoi d’e-mails ou autoriser la connexion à Facebook depuis une cellule? Certaines prisons pourraient y arriver. Des détenus neuchâtelois utilisent déjà Wikipédia hors ligne. «Ils devraient pouvoir envoyer des contributions à l’encyclopédie virtuelle», explique Wikimédia CH, l’association qui participe à ce projet pilote. «Internet est aussi un outil de formation», justifie Anthony Brovarone, responsable communication du Service pénitentiaire vaudois. Des postes connectés se trouvent déjà dans des salles surveillées. «Il faut s’identifier. Des filtres excluent une trentaine de catégories de sites inadéquats.»

Pour l’instant, la sécurité tient bon. Seul un taulard à réussi à entrer clandestinement dans le système, mais il a été identifié. Certains pourraient se procurer des clés internet 3G. Mais les ports USB des ordinateurs sont bloqués et les prisons vaudoises équipées d’un système qui repère tout recours à la 3G.

Du côté de Fribourg, «des personnes proches de leur libération ont accès à internet», explique le chef des Services pénitentiaires, Thomas Freytag. La Toile s’est aussi immiscée dans les cellules par le biais des smartphones. En Valais, des détenus affirment que certains possèdent plusieurs téléphones connectés. Vaud et Fribourg connaissent le même problème. «Les prisonniers les utilisent surtout être en contact avec leurs proches», explique Thomas Freytag.

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