par Joël Espi - Bien quinterdite ou très limitée, la Toile a fait son entrée dans les centres de détention. Certains établissements songent même à lautoriser totalement.Permettre lenvoi de-mails ou autoriser la connexion à Facebook depuis
une cellule? Certaines prisons pourraient y arriver. Des détenus neuchâtelois utilisent déjà Wikipédia hors ligne. «Ils devraient pouvoir envoyer des contributions à lencyclopédie virtuelle», explique Wikimédia CH, lassociation qui participe à ce projet pilote. «Internet est aussi un outil de formation», justifie Anthony Brovarone, responsable communication du Service pénitentiaire vaudois. Des postes connectés se trouvent déjà dans des salles surveillées. «Il faut sidentifier. Des filtres excluent une trentaine de catégories de sites inadéquats.»
Pour linstant, la sécurité tient bon. Seul un taulard à réussi à entrer clandestinement dans le système, mais il a été identifié. Certains pourraient se procurer des clés internet 3G. Mais les ports USB des ordinateurs sont bloqués et les prisons vaudoises équipées dun système qui repère tout recours à la 3G.
Du côté de Fribourg, «des personnes proches de leur libération ont accès à internet», explique le chef des Services pénitentiaires, Thomas Freytag. La Toile sest aussi immiscée dans les cellules par le biais des smartphones. En Valais, des détenus affirment que certains possèdent plusieurs téléphones connectés. Vaud et Fribourg connaissent le même problème. «Les prisonniers les utilisent surtout être en contact avec leurs proches», explique Thomas Freytag.
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