Au côté du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, Geneviève Fioraso s'est brièvement adressée à la presse à l'occasion du 1er Forum de l'innovation France-Suisse. Juqu'à mardi, scientifiques et industriels sont réunis pour discuter de la transition énergétique.
Modèle suisse
La Suisse est «un partenaire ancien, fidèle et efficace» sur les enjeux scientifiques et de formation, s'est félicitée la ministre. Elle a relevé la volonté française de «s'inspirer» du développement réussi en Suisse entre la recherche et ses débouchés «en innovations et en emplois».
«En Suisse, vous avez toujours à l'esprit le lien entre recherche et milieux économiques», a poursuivi Geneviève Fioraso. Pour la France cette «évolution culturelle» est en marche. Les slogans du genre «le cerveau n'est pas à vendre à l'économie» appartiennent «au passé» , a assuré la ministre.
Chômage des jeunes
Le développement des filières techniques est «capital» lorsque le chômage des jeunes atteint 50% en Espagne et 25% en France. Il faut des «chercheurs citoyens qui ne sont pas sur une presqu'île mais au coeur du redressement du pays», a lancé Geneviève Fioraso.
Dans son discours écrit, la ministre a rappelé qu'un projet de loi venait d'être voté par le parlement. Il inscrit pour la première fois que le «transfert des résultats de la recherche vers le secteur socio-économique» est une priorité politique de la France.
Une «Rhône-Alpes Valley» ?
Geneviève Fioraso a lancé aussi l'idée d'une «Rhône-Alpes Valley for sustainable energy» en raison des nombreux centres de compétences qui s'y trouvent. Elle a cité l'EPFL et son futur campus de Sion consacré aux énergies nouvelles, l'Institut français du pétrole-énergies nouvelles à Lyon, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies renouvelables à Grenoble et l'Institut national de l'énergie solaire à Chambéry.
Interrogée sur la politique française à l'égard du nucléaire, la ministre a noté que la France faisait presque figure «d'exception» mondiale avec 78% de l'électricité d'origine nucléaire. Le gouvernement Hollande veut ramener cette part à 50%. «Il y a une volonté forte de rattraper un certain retard», selon elle.
Un signal fort
Ce forum est «un signe fort» de la volonté de la Suisse et de la France de «collaborer», a souligné pour sa part Johann Schneider-Ammann. «Pour réduire le chômage, il nous faut une formation professionnelle de la meilleure qualité», a déclaré le responsable du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche.
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