«La politique demande davantage de vigilance pour éviter les abus. La prescription de Ritaline ne doit pas devenir un phénomène de mode ou un tranquillisant social si les enfants dérangent à l'école ou à la maison», a expliqué Ignazio Cassis (PLR/TI) au nom de la commission.
La Ritaline est un médicament prescrit sur ordonnance et le médecin doit donc en prendre la responsabilité. Tous les usages médicamenteux et l'abus de consommation sont couverts par la législation existante, a critiqué le ministre de la santé Alain Berset en invitant les députés à se limiter au postulat de leur commission.
Rapport en 2014
Tacitement approuvé par le National, ce texte demande au gouvernement d'établir un rapport sur la nécessité de prendre des mesures pour encadrer la prescription et l'utilisation des substances augmentant les performances. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) devrait présenter un rapport en 2014, a annoncé Alain Berset.
Ces interventions répondent à une initiative parlementaire d'Oskar Freysinger (UDC/VS) que celui-ci a retirée. L'UDC valaisan déplorait que la prescription de Ritaline ne cesse d'augmenter et tend à se banaliser, pour les enfants comme pour les adultes. Il préconisait de n'autoriser que les spécialistes à prescrire ce médicament.
Les remèdes contre l'hyperactivité sont toujours plus utilisés en Suisse. Selon une étude de l'OFSP de l'an dernier, la part des mineurs ayant pris de la Ritaline ou un produit équivalent a bondi de 40% entre 2005 et 2008, passant de 6 à 8,5 pour mille. (ats/Newsnet)
Créé: 13.06.2013, 12h10
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