La Suisse agit enfin de manière proactive et semble comprendre ce qui se passe dans le monde. «Mais il faut aussi constater que le chemin vers la mise en uvre reste encore long, le Parlement et le peuple devant encore se prononcer», a poursuivi le Français.
D'un point de vue international, la Suisse souffre encore plus de la lourdeur de son système politique. Réaliser des réformes internes nécessite beaucoup de temps, toutes les parties concernées devant être intégrées au processus. Il n'est pas toujours simple de faire comprendre cela à l'étranger.
Contrepartie difficile à obtenir
Si la Suisse avait proposé il y a trois ans comme solution aux avoirs non fiscalisés du passé un échange automatique d'informations conditionnel, elle aurait enregistré un succès immédiat, juge M. Saint-Amans. Mais aujourd'hui tous les pays importants introduisent l'échange ou se prononcent au moins en faveur de ce système.
«De ce fait, il sera naturellement difficile d'obtenir un quelconque cadeau en contrepartie du règlement du passé», a noté M. Saint-Amans. Tous les partenaires de la Suisse le savaient et celle-ci ne peut pas s'attendre à une solution particulière.
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