dimanche 14 juillet 2013

Greenpeace veut une enquête sur le césium 137

Greenpeace veut une enquête sur le césium 137

Greenpeace exige une enquête à la suite des révélations par la presse dominicale d'importants rejets radioactifs dans le Lac de Bienne en provenance de la centrale de Mühleberg en l'an 2000. Ce qui dérange surtout l'organisation de protection de l'environnement, c'est le secret qui a prévalu. L'Inspection fédérale de la sûreté nucléaire (IFSN) doit clairement expliquer pourquoi elle n'a rien su des rejets radioactifs ou n'a rien communiqué à ce sujet, écrit Greenpeace dimanche dans un communiqué.

D'autre part, l'IFSN doit rendre publiques toutes les informations dont elle dispose sur les émissions radioactives de la centrale de Mühleberg. En prétendant avoir perdu des données de mesures, l'IFSN fait preuve d«un amateurisme inquiétant, estime Greenpeace.

Selon l'organisation, le Ministère public du Canton de Berne doit ouvrir une enquête et clarifier dans quelles circonstances les FMB, qui exploitent la centrale de Mühleberg, ont déversé cette radioactivité dans l'Aar et si les valeurs légales ont été respectées.

«Le Matin dimanche» et la «SonntagsZeitung» révèlent que des géologues de l'Université de Genève ont découvert des valeurs de Césium 137 inexpliquées dans un échantillon prélevé en avril 2010 de sédiments du lac de Bienne datant de l'an 2000.

Selon les scientifiques, qui, au départ, cherchaient à reconstituer l'histoire des crues de l'Aar, cette concentration radioactive proviendrait de rejets d'eaux contaminés de la centrale de Mühleberg.

Leurs conclusions ont été publiées il y a peu dans la revue «Aquatic Sciences». Interrogé dans les médias dominicaux, l'ancien maire de Bienne et conseiller aux Etats (PS) Hans Stöckli dit ne pas avoir été informé d'une telle situation, alors que près des deux tiers de l'eau potable de la ville provient du lac. (ats/Newsnet)

Créé: 14.07.2013, 14h44

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