vendredi 22 février 2013

Candidature Perrin: la crise empire à l’UDC

Le vice-président de l’UDC neuchâteloise Raymond Clottu démissionne. Il dénonce l’ « acharnement » de ses pairs contre Yvan Perrin. Le vice-président de l'UDC neuchâteloise Raymond Clottu a décidé de démissionner de ses fonctions à la tête du parti, a-t-il indiqué en fin de matinée à l'ATS. Député, il reste président du groupe au Grand Conseil. Il explique sa décision par des désaccords avec les deux autres membres du Comité de campagne du candidat Perrin au Conseil d’Etat neuchâtelois.

« Je ne suis pas en phase avec les décisions qui sont prises actuellement », dit-il. « J'ai beaucoup de peine pour Yvan Perrin qui a toujours fait un excellent boulot ». Raymond Clottu va même plus loin. Il dénonce l' « acharnement » de certains de ses collègues contre M. Perrin qui en est « profondément affecté ». Il se dit également « outré » que des informations médicales confidentielles se mettent à circuler dans les médias.

Tension extrême

Décidément, la séance d’hier soir du Comité de campagne de l’UDC a été agitée. Après la démission de Raymond Clottu, ce cénacle qui tient le sort d’Yvan entre ses mains, se résume au député neuchâtelois Walter Willener, chef de campagne, et au vice-président national de l’UDC Claude-Alain Voiblet. Dans ce climat de tension extrême aucune décision n’a pas pu être prise.

Une nouvelle réunion de crise est agendée à ce soir. Cette fois Yvan Perrin y sera convié de même que l’ensemble du comité cantonal de l’UDC. Le week-end servira encore à d’ultimes discussions, car l’UDC ne dévoilera sa décision de maintenir ou non la candidature Perrin que lundi prochain.

Le psychodrame se poursuit donc à l’UDC. La multiplication des réunions confirme que la confiance s’effrite autour de la candidature d’Yvan Perrin en raison de sa réelle capacité à assumer la campagne électorale et un éventuel siège au gouvernement. Cette agitation s’explique d’autant mieux, que l’UDC a tout misé jusqu’ici sur son leader Yvan Perrin.

Un autre candidat ?

Le parti va-t-il finalement présenter d’autres candidats ? Selon le site de la RTS, le candidat surprise pourrait être Jean-Charles Legrix, qui siège à l’Exécutif de La Chaux-de-Fonds. Cette spéculation est toutefois démentie par le chef de campagne Walter Willener : « Aucune décision n’a été prise », affirme-t-il au Matin.ch. Décidemment l’UDC ne sait plus où donner de la tête et comment gérer les fuites en ce début de campagne plus que mouvementé. (Le Matin)

Créé: 22.02.2013, 12h33

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