La direction de l’UDC neuchâteloise attendait vendredi soir son candidat au Conseil d’Etat pour une séance où son retrait n’est toujours pas exclu. Mais rien n'a filtré. Le suspense reste entier sur l’avenir politique d’Yvan Perrin, alors qu’une réunion de crise du comité de l’UDC neuchâteloise avait lieu vendredi soir. En fin de soirée, rien n'avait filtré de cette séance et ce n'est que samedi que le parti devrait communiquer à ce sujet.Toute la journée de vendredi, les fuites et les contradictions s'étaient multipliées en provenance de l’UDC. Dernière en date: Yvan Perrin pourrait être flanqué d’un colistier pour l’élection du 14 avril au Conseil d’Etat neuchâtelois.
Dans ce plan B, le deuxième homme pourrait être Jean-Charles Legrix, actuellement membre de l’Exécutif de La Chaux-de-Fonds. «Je suis à la disposition de mon parti, mais ce n’est pas moi qui me suis proposé», a précisé au Matin.ch Jean-Charles Legrix. Ce scénario de secours est défendu par Claude-Alain Voiblet, vice-président suisse de l’UDC chargé de coacher les Neuchâtelois. Mais il est loin de faire l’unanimité.
Opposé à cette alternative, le vice-président neuchâtelois de l’UDC Raymond Clottu a d’ailleurs annoncé sa démission aujourd’hui avec fracas. «Je ne veux pas cautionner la demi-mesure qui consiste à maintenir en lice Yvan Perrin, tout en le désavouant avec l’arrivée d’un colistier», explique Raymond Clottu. Pour lui, «il fallait oser prendre nos responsabilités en convainquant Yvan Perrin de se retirer, tant il apparaît qu’il ne va pas bien et qu’il n’est pas humain de continuer à le laisser aller au casse-pipe».
Le vice-président démissionnaire n’est pas le seul à partager cet avis. Ce soir, dans un lieu tenu secret, la séance du comité cantonal de l’UDC va donc voir s’affronter trois alternatives possibles :
1. Le maintien comme prévu initialement du seul Yvan Perrin (peu probable)
2. L’arrivée d’un colisitier (probable)
3. Négociation d’une porte de sortie honorable au candidat Perrin, dont les ennuis de santé ont pu être sous-estimés (tout aussi probable).
Réponse ce soir ou dans les jours à venir, tant l’UDC perd les pédales dans cette crise majeure et change de plan de communication à tout instant. (Le Matin)
Créé: 22.02.2013, 18h32
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