A partir de lundi, et pour quatre semaines, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU se réunira à Genève pour débattre entre autres, des crimes de guerre en Syrie. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU se réunit lundi à Genève pour quatre semaines. Il débattra en particulier des suites à donner au rapport de la commission d'enquête sur les crimes de guerre en Syrie. La Suisse soumettra son rapport final. Une soixantaine de ministres ou vice-ministres, la plupart des Affaires étrangères, s'exprimeront pendant les trois premiers jours. Le conseiller fédéral Didier Burkhalter présentera lundi les priorités de la Suisse, après l'intervention de la Haut Commissaire Navi Pillay.
Berne est favorable à la prolongation du mandat de la commission d'enquête sur la Syrie, composée notamment de l'ex-procureure Carla del Ponte, a fait savoir le DFAE. Le 11 mars, le Conseil discutera des recommandations de la commission, en particulier de sa demande au Conseil de sécurité de l'ONU de saisir la Cour pénale internationale (CPI) des crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés jour après jour en Syrie.
Rapport de la Suisse
Le 14 mars, la Suisse présentera sa réponse finale aux recommandations faites le 31 octobre par les autres Etats dans le cadre de l'examen de son deuxième rapport global. Elle avait alors accepté 50 recommandations, en avait refusé quatre et avait affirmé donner sa réponse à 86 autres propositions en mars.
Depuis le mois d'octobre, ces propositions ont été discutées au sein de l'administration fédérale, avec les cantons et la société civile. Les ONG helvétiques ne s'attendent pas à de grandes surprises, mais saluent un dialogue utile.
La Suisse a été élue en décembre pour un an à l'une des quatre vice-présidences du Conseil, présidé par l'ambassadeur de Pologne Remigiusz Henczel. Cela lui donne un droit de regard sur son fonctionnement.
Iran, Corée du Nord, Sri Lanka, Mali
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'exprimera le 1er mars devant le Conseil. Au fil de la session, plusieurs experts présenteront les conclusions de leurs travaux, notamment sur le droit à l'alimentation, le droit au logement, la torture, les défenseurs des droits humains, la lutte antiterroriste, la liberté de religion, les droits de l'enfant, les sociétés militaires et de sécurité privées.
Les débats avec les rapporteurs pour l'Iran, la Corée du Nord et la Birmanie seront l'occasion de dénoncer les abus - ou les progrès - dans ces pays. L'absence d'enquête crédible menée par les autorités du Sri Lanka sur les crimes commis pendant la guerre civile devrait être dénoncée, au grand dam de Colombo. Le Haut Commissariat fera en outre rapport sur la situation au Mali.
Boycott israélien
Le 18 mars, un débat est prévu avec la mission internationale d'établissement des faits sur les colonies de peuplement israéliennes. Depuis que le Conseil a créé ce mandat il y a un an, Israël boycotte les travaux du Conseil. Le siège de l'Etat hébreu restera vide, une attitude déplorée par les diplomates y compris occidentaux.
Les ONG relèvent que rarement aussi peu d'Etats violant gravement les droits de l'homme sont présents cette année parmi les 47 pays ayant droit de vote, ce qui devrait faciliter des décisions par consensus. Cuba, la Chine, la Russie, l'Arabie saoudite ne sont plus membres depuis l'an dernier et ne pourront donc voter.
Des ONG regrettent néanmoins encore la présence de pays comme le Venezuela et le Pakistan, élus jusqu'en 2015. Les Etats-Unis ont obtenu leur réélection l'an dernier pour trois ans et continuent à s'engager pour renforcer la crédibilité du Conseil, principal organe de l'ONU à Genève. Le Conseil tient trois sessions régulières par an, en mars, juin et septembre.
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