Le président du PDC Christophe Darbellay répond aux critiques de la campagne sur l’article constitutionnel sur la famille: non, le PDC ne dort pas face aux attaques de l’UDC. «La campagne de l’UDC ne vise qu’à masquer ses profondes divergences internes sur Minder. La polémique sur les enfants étatisés est ignoble. J’imagine que Toni Brunner (n.d.l.r.: le président de l’UDC Suisse) comme moi a appris à lire, à calculer et à écrire à l’école publique. Est-ce pour autant un être étatisé? Bien sûr que non!» Christophe Darbellay, le président du PDC, donne de la voix dans la dernière ligne droite de cette drôle de campagne. En effet, l’article constitutionnel sur la famille – troisième objet de la votation de dimanche – était appelé à être voté sans discussion.
C’était compter sans l’UDC qui en a fait une priorité et sorti l’artillerie lourde. Notamment avec un tous-ménages choc et une campagne d’affichage avec des enfants réduits à l’imagerie de bestiaux contrôlés par l’état.
Du coup, la campagne qui devait être une promenade de santé pour le PDC, instigateur de ce texte, s’est transformée en champ de bataille. Au dernier sondage, il a chuté de 11 points et vivote à 55%.
«Nada des milieux économiques!»
Pour le coup, Christophe Darbellay balaye les critiques: «Non, le PDC n’est pas endormi! Au contraire…» Et le président du PDC de lister les actions de son parti durant cette campagne. Le jeune père de famille a d’ailleurs mouillé le maillot ces jours et s’est affiché avec son dernier-né dans une grande interview à la Schweizer Illustrierte.
«Nous avions demandé le soutien aux milieux économiques (UPS, EconomieSuisse) qui ont préféré mettre toutes leurs billes dans le même panier: Minder… Pas un franc de ce côté: nada!» assure encore Christophe Darbellay pour illustrer la problématique de cette drôle de campagne.
Le PDC respecte toutes les familles
Et en plus du contre-feu de l’UDC à Minder, le président du PDC voit dans l’engagement de l’UDC une manière de venir draguer son électorat le plus conservateur. Alors que le PDC n’a eu de cesse vouloir moderniser sa politique, sans rien renier de ses valeurs de base, selon Christophe Darbellay.
Et le président du PDC d’attaquer aussi sec ses cousins tout à droite de l’échiquier politique. «L’UDC veut renvoyer toutes les femmes à la maison et renie le 75% des familles suisses. La problématique de la conciliation travail-famille touche trois familles sur quatre où les deux parents travaillent par choix ou par obligation», argumente Christophe Darbellay.
«Le PDC respecte autant les familles avec une répartition traditionnelle des rôles que celles où les deux parents travaillent en se répartissant les tâches. Cette décision appartient à la famille et à personne d’autre», prêche encore le Valaisan. (Newsnet)
Créé: 26.02.2013, 11h21
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