samedi 15 juin 2013

Eveline Widmer-Schlumpf: «Je n'enterre rien du tout»

Le Conseil fédéral ne veut plus assister passivement à la mort du secret bancaire. La Suisse fait un pas de plus vers la fin du secret bancaire. Les sept Sages ont décidé hier de monter dans le wagon de la transparence financière. Le Conseil fédéral s’est dit prêt à participer à l’élaboration d’un standard global d’échange automatique de renseignements fiscaux dans le cadre de l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques. Autrement dit, il participera aux travaux qui visent à abolir les modèles de type «secret bancaire» comme le nôtre. Un brin masochiste, le gouvernement suisse? «Je n’ai pas le sentiment d’enterrer le secret bancaire!» se défend la ministre des Finances Eveline Widmer-Schlumpf. Et d’expliquer que, en prenant part aux travaux actuels, le collège pourra mieux faire valoir sa position et aussi poser des conditions.

Aujourd’hui, le Conseil fédéral se garde toutefois bien de dire si, à la fin des travaux internationaux, il adoptera ce fameux standard pour un échange automatique de renseignements. Un rapport lui suggère de le faire. Il reprendra cette discussion cet automne.

Incidences sur la Lex USA?

Reste que ce virage pourrait en susciter un autre. En faisant un pas de plus vers le modèle de transparence financière si cher à la gauche, le Conseil fédéral veut-il faire tourner l’opposition socialiste à la Lex USA? Eveline Widmer-Schlumpf s’en défend. «C’est le hasard du calendrier. En politique, vous savez, tout peut être chance ou risque.» Les socialistes restaient, hier en tout cas, inflexibles. «Les deux dossiers sont différents. Je ne vois pas de liens entre eux. Avec l’échange automatique d’informations nous parlons de l’avenir, d’un avenir plus juste et durable», affirme le conseiller national Roger Nordmann (PS/VD). Une position à vérifier mardi, lors du vote au Conseil national sur la Lex USA.   (Le Matin)

Créé: 15.06.2013, 09h59

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