lundi 22 avril 2013

Les Verts veulent des tarifs préférentiels aux heures creuses

Les transports publics devraient proposer des tarifs réduits aux heures creuses et dès le deuxième voyageur, ou un abonnement -25%. Les Verts ont réclamé lundi une tarification flexible pour promouvoir l'usage du train et du bus face à la concurrence de la voiture.

Le recul du nombre de passagers enregistré en 2012 par les CFF constitue un «signal d'alarme», a affirmé le conseiller national Bastien Girod (Verts/ZH) devant la presse. Les augmentations de prix des dernières années ont laissé des traces: une hausse tarifaire de 10% entraîne un recul de 3 à 5% des usagers, selon lui.

Le parti veut favoriser le passage de l'automobile aux transports publics par une politique ciblée. Une fréquentation accrue en dehors des heures de pointe et un accès facilité pour les personnes sans demi-tarif (soit la moitié de la population) amélioreraient la rentabilité.

En plus de l'introduction prévue d'une carte électronique pour remplacer les abonnements actuels, les Verts veulent une carte réduisant le prix des billets de 25%, selon le même principe que l'abonnement demi-tarif. Coûtant environ 50 francs, cet abonnement devrait permettre de gagner de nouveaux clients.

Billet de groupe

Autre idée pour attirer des nouveaux passagers, l'introduction d'un billet de groupe offrant des rabais dès l'achat d'un deuxième titre de transport. Il s'agit de concurrencer les prix plus attrayants des trajets en voiture pour plusieurs personnes.

Les voyages aux heures creuses - entre 9 et 16 heures ou en soirée par exemple - devraient coûter moins cher. Les compagnies d'aviation «low cost» appliquent ce principe depuis longtemps, a fait valoir le conseiller national genevois Antonio Hodgers.

Les Verts demandent encore une réforme de l'abonnement général. On pourrait envisager un abonnement régional avec un nombre fixe de trajets illimités par exemple, a précisé la Bernoise Aline Trede. En revanche, les voyageurs parcourant plus de 30'000 km par an pourraient voir leurs frais augmenter.

Corriger la loi

Les entreprises de transport nécessitent de nouvelles conditions cadre pour pouvoir modifier les politiques tarifaires. La récente réforme des chemins de fer est passée à côté de ce débat, regrettent les écologistes.

Au moyen d'une initiative parlementaire, ils exigeront une politique tarifaire ne visant pas exclusivement à «obtenir des recettes adéquates», mais aussi à concurrencer le transport individuel motorisé.

La flexibilité accrue des tarifs sera demandée par le biais d'une motion. Enfin, pour tester les nouvelles mesures, le parti propose de réaliser des projets-pilotes dans certaines régions. La question de la tarification de la mobilité ou «mobility pricing» sera débattue lors d'une assemblée des délégués en novembre, notamment en lien avec le financement de la route.

Créé: 22.04.2013, 13h56

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