vendredi 21 juin 2013

Vers une croissance à 2% en 2014

L'institut conjoncturel KOF de l'EPFZ prévoit pour cette année une croissance du PIB de 1,4%. Pour 2014, le KOF anticipe une accélération à 2%. Le KOF table sur une croissance de 1,4% en 2013 et 2% en 2014.

La prévision du KOF pour 2013 reste ainsi inchangée par rapport à celle du printemps, alors qu'il a abaissé de 0,2 point à 2% celle pour 2014.

A titre de comparaison, la Banque nationale suisse (BNS) a maintenu jeudi sa prévision de croissance du PIB en 2013 dans une fourchette de 1 à 1,5%, alors que l'institut lausannois Créa, plus optimiste, tablait sur 1,6%, et même 2,5% en 2014 . Le 11 juin, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) tablait sur 1,4% cette année, et 2,1% en 2014.

Reprise mondiale

Dans l'ensemble, l'économie mondiale devrait progressivement afficher une croissance plus soutenue dans les prochains mois, selon les experts du KOF. Il estime notamment que les perspectives aux Etats-Unis restent positives.

La récession persiste en revanche dans la zone euro. Parmi les grandes économies, seule l'Allemagne a légèrement progressé. Mais le recul actuel de la production dans de nombreux pays européens pourrait céder la place à une légère hausse vers la fin de l'année, car les impulsions restrictives provenant des mesures d'épargne fléchiront peu à peu.

Pas d'inflation

Dans ce contexte, l'économie suisse sort du lot en poursuivant sa croissance, une évolution qui s'explique toujours par la forte demande intérieure. Le consommation privée en particulier, qui représente près de deux tiers du PIB, reste robuste alors que le déplacement vers les achats hors des frontières s'est stabilisée.

L'évolution relativement positive des revenus réels et de l'emploi ainsi que l'immigration entraîneront une hausse de la consommation privée de 2,3% en 2013 (contre 1,9% prévu en mars), mais elle devrait ralentir à 1,9% en 2014, prévoit le KOF.

Quant à l'inflation, elle devrait être négative cette année, à -0,2%, mais le hausse des prix reprendre à 0,5% l'an prochain. Jeudi la BNS évoquait pour 2013 un taux d'inflation de -0,3%.

Exportations encore faibles

La récession de la zone euro, la relance retardée sur les marchés émergents et la vigueur persistante du franc suisse se reflètent dans la faible évolution des exportations de marchandises. Elles ne croîtront cette année que de 0,7% (1,7% prévu en mars), mais devraient rebondir à 4% en 2014. Les exportations de services devraient croître de 2,8% puis 3,4% l'an prochain.

Cette évolution cache en partie une explication «statistique» , note le KOF. La modification effectuée en début d'année de la comptabilisation du commerce international de l'énergie électrique entraînera cette année une baisse des taux de croissance officiels. L'institut estime à environ 1,5 point de pourcentage l'influence de ce changement sur le taux de croissance des exportations et importations de marchandises.

Chômage faible

L'accroissement des investissements d«équipement restera modeste cette année (0,7%) en raison du faible 4ème trimestre 2012. Mais en rythme annuel, les entreprises rattraperont leur retard d'investissement et le taux de croissance grimpera à 5,8% durant l«année à venir, estime le KOF. La construction devrait pour sa part connaître un développement moins expansif, plus particulièrement dans le logement.

La situation sur le marché de l'emploi reste pour sa part bonne en Suisse en comparaison internationale. Le KOF estime - comme déjà en mars - que le taux de chômage se situera à 3,2% cette année, et 3,1% en 2014. Le SECO articulait début juin une prévision un peu moins optimiste d'un taux de 3,3% en moyenne annuelle tant en 2013 que l'an prochain.

Créé: 21.06.2013, 12h02

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