dimanche 26 août 2012

Les deux-roues cahotent sur des routes lépreuses

par Frédéric Nejad - L'hiver glacial, puis le mois d'août caniculaire ont eu raison de l'asphalte. Mais pour cause d'économies, notamment, on tarde à les réparer.Rouler en scooter ou en moto est presque devenu une gageure sur plusieurs axes routiers du centre-ville lausannois. Les fissures le disputent aux trous et aux bosses. Et quand certaines fentes sont rebouchées avec une «substance bitumeuse», cette dernière devient parfois glissante sous la pluie...

«Ces fissures ont été causées par le grand froid, précise le chef de la maintenance des routes, Gilbert Treyvaux. La chaleur, elle, dilate et déforme les matériaux, créant par exemple des ornières là où des véhicules lourds freinent.»

Mais pourquoi ne procède-t-on pas à des réfections? «Cela a été fait par endroit, relativise Gilbert Treyvaux. Si on nous alerte, on agit. D’ailleurs, on a reçu quelques plaintes à ce sujet par courrier et par courriel. Mais nous devons faire face à des restrictions budgétaires. D’autre part, nous devons nous coordonner avec d’autres services communaux concernés avant de démarrer des travaux. Or l’urgence des uns ne fait pas toujours l’affaire des autres...»

La Ville essaie alors de «prolonger» la durée de vie de ses routes «à bon marché, en attendant une totale réfection des enrobées». Alors que trous et fissures balafrent par exemple l’axe de la place Saint-François, aucune rénovation d’envergure n’y sera réalisée avant le projet Axes forts... en 2014.

Directeur des Travaux, Olivier Français précise qu'il a 200 km de routes sous sa responsabilité et de grosses contraintes financières: 10% de réduction budgétaire en 2012, et 10% aussi en 2012. «Nous avons une notion de l'entretien permanent, mais nous avons des priorités et des choix à faire», explique Olivier Français. Tout en reconnaissant que ce n'est «pas idéal» d'agir pour freiner la dégradation...

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