dimanche 26 août 2012

Retrouvée morte sous un lit

Semhar, 12 ans, a été retrouvée sans vie à son domicile de Carouge. La piste criminelle est privilégiée. Des paires de souliers devant la porte entrouverte d’un appartement d’où proviennent des pleurs. Sous le choc, toute la communauté éthiopienne vient épauler la famille de la jeune Semhar, 12 ans, retrouvée morte à son domicile, rue de la Tambourine 60 à Carouge (GE). L’incompréhension règne: «Nous ne savons rien», dit le père, bouleversé, soutenu par tout le quartier. On fait signer une pétition pour donner de l’argent à la famille endeuillée. Alors que l’émotion est vive, des questions restent en suspens, le mystère plane sur les causes du décès de la préadolescente.

Comportement inhabituel

Vendredi passé, peu avant 18 h, la famille signalait via un communiqué de presse de la police cantonale genevoise la disparition de leur fille. Cela faisait vingt-quatre heures qu’ils étaient sans nouvelles d’elle. C’est Luna, l’une de ses copines, qui l’a vue pour la dernière fois: «Jeudi soir, au carrefour de la route de Drize, on s’est croisées avec une autre de nos amies communes. Elle nous a dit qu’elle rentrait chez elle. Je lui ai fait un signe de la main en pensant la revoir le lendemain.» Semhar est décrite par ses copines et les habitants du quartier comme une enfant calme, timide, très souriante, qui aimait jouer au foot.

«C’était encore un bébé, il y a quelque chose qui ne colle pas dans cette affaire», répète Mme La Lueta, une voisine alertée de la disparition de la fillette vers 2 h du matin dans la nuit de jeudi à vendredi. «On n’attend pas 2 h du matin pour s’inquiéter que sa fille soit rentrée», s’interroge-t-elle. Ce jeudi-là, Semhar «n’était pas comme d’habitude», rapporte Luna. Deuxième d’une fratrie de trois enfants, elle vivait avec sa mère, sa grande sœur de 14 ans et son petit frère d’à peine 2 ans, depuis la séparation de ses parents en mai dernier. Dès lors, elle devait souvent assumer des tâches ménagères et s’occuper du cadet.

Ce n’est pas le fait d’un rôdeur

Que s’est-il passé entre l’alerte donnée à 2 h du matin vendredi et la découverte de son corps par les policiers à son domicile quelques heures plus tard? Pour apaiser la psychose ambiante, une source sûre rapporte que le drame n’est pas le fait d’un rôdeur meurtrier. Elément troublant, «les policiers l’ont retrouvée sous un lit», rapportent Tabet Taher et A. S., deux proches de la famille. La porte de l’appartement a depuis été scellée. Selon le dernier communiqué de presse de la police cantonale de Genève, procédant à différents contrôles et relevé d’indices, les enquêteurs de la police judiciaire privilégient la piste criminelle. (Le Matin)

Créé: 27.08.2012, 07h22

0 comments:

Enregistrer un commentaire