dimanche 30 décembre 2012

Eveline Widmer-Schlumpf répond au PLR sur le dossier fiscal

30.12.2012 11:02 Eveline Widmer-Schlumpf souligne que la voie bilatérale avec l'Europe est praticable, mais compliquée. [Gaël Klein - RTS]Eveline Widmer-Schlumpf souligne que la voie bilatérale avec l'Europe est praticable, mais compliquée. [Gaël Klein - RTS]
Dans le SonntagsBlick, la ministre des Finances Eveline Widmer-Schlumpf répond aux attaques du président du PLR Philipp Müller sur les questions fiscales. La vice-présidente de la Commission européenne Viviane Reding critique quant à elle la voie bilatérale dans la SonntagsZeitung.

La ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf répond aux attaques du président du PLR Philipp Müller. Elle n'a pas parlé d'échange automatique d'informations avec d'autre pays en matière fiscale. Et elle demande à l'avenir des discussions constructives sans oeillères idéologiques.

Dans un entretien avec le "SonntagsBlick", la conseillère fédérale estime que la question fondamentale est de savoir "quelles informations sont nécessaires afin d'atteindre le véritable objectif, à savoir qu'il n'y ait plus en Suisse de comptes non fiscalisés". Tout le monde a accepté cet objectif, les banques aussi, souligne Mme Widmer-Schlumpf.

Philipp Müller avait demandé que le dossier des conflits fiscaux avec l'étranger soit retiré à la conseillère fédérale parce qu'elle aurait tiré dans le dos du Conseil fédéral.

Réfléchir à des alternatives

Mme Widmer-Schlumpf répond qu'elle "soutient tant le rapport adopté par le Conseil fédéral sur la politique en matière de marchés financiers que le modèle de l'impôt libératoire". "Je n'ai donc tiré dans le dos de personne. Mais il ne doit pas être interdit de penser".

L'impôt libératoire est un bon modèle - pour le passé et pour l'avenir. "Mais il faut aussi réfléchir aux alternatives envisageables si notre modèle ne nous permet pas d'avancer", souligne-t-elle.

Plus généralement, Mme Widmer-Schlumpf estime que la voie bilatérale est praticable avec l'Union européenne, mais relève qu'il n'y a pas moins de 120 accords avec les 27 membres de l'UE et que cette situation est toujours plus difficile à gérer. "Ici, nous devons être prêts à discuter d'adaptations en cas d'évolutions institutionnelles", affirme la conseillère fédérale.

ats/rber



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