dimanche 30 décembre 2012

Viviane Reding met la Suisse en garde

«La Suisse doit se bouger». C'est par ce langage peu diplomatique que s'exprime dans les colonnes de la «SonntagsZeitung» la vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding.La commissaire européenne à la justice, estime que la voie bilatérale pratiquée par la Suisse, avec des exceptions ici ou là, n'est plus possible. «Si vous voulez participer à notre marché intérieur, il y a des règles», déclare Viviane Reding. L'une d'elle est d'avoir une juridiction internationale indépendante: «c'est le minimum». La Luxembourgeoise estime par ailleurs que la pression sur la Suisse va encore augmenter en matière fiscale.

Pour sa part, la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, présidente de la Confédération jusqu'à lundi soir, précise dans le «SonntagsBlick» avoir rencontré récemment Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe sur le départ. Le Premier ministre luxembourgeois partagerait l'avis que l'Union européenne (UE) ne peut pas faire abstraction du fait que la Suisse est son quatrième partenaire économique; avant même la Chine, souligne Eveline Widmer-Schlumpf. Celle-ci est d'avis que les faits parlent d'eux-mêmes: sans le facteur stabilisateur qu'est la Suisse, avec sa monnaie forte, la crise de l'euro serait encore pire.

Pour Eveline Widmer-Schlumpf, la voie bilatérale reste praticable et «on peut la poursuivre»; cela est reconnu par l'UE. Mais, avec quelque 120 contrats bilatéraux signés et une Europe à 27, cela deviendra toujours plus difficile à gérer. Il faudra ainsi être prêts à quelques adaptations.

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