A l'occasion du bilan de son année présidentielle, Eveline Widmer-Schlumpf a rappelé les nombreuses discussions fiscales de la Suisse, mais aussi des événements plus personnels comme le drame de Sierre. Elle a également évoqué son successeur Ueli Maurer.
Eveline Widmer-Schlumpf a effectué jeudi le bilan de son année de présidente de la Confédération, qui s'est révélée totalement intriquée dans son mandat de conseillère fédérale en charge du Département des finances.
Eveline Widmer-Schlumpf a vécu une année présidentielle marquée du sceau de la fiscalité. [Peter Klaunzer - Keystone] Si elle a relevé l'excellente santé financière du pays, la grande argentière a rappelé ses efforts pour protéger la place financière contre les attaques internationales. Concernant Rubik, la présidente a vanté les mérites des accords d'imposition à la source et rappelé que les trois textes signés avec Berlin, Vienne et Londres auraient été applicables en Suisse.
Selon la conseillère fédérale, l'échec allemand ne sonne pas le glas du modèle. Les pays hostiles à l'impôt libératoire ne sont pas vraiment opposés à tirer un trait sur le passé, mais ils craignent que cette solution ne suffise pas à éviter la fraude fiscale à l'avenir, a noté Eveline Widmer-Schlumpf. Ils privilégient donc l'échange automatique d'informations.
Quant au Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA) avec les Etats-Unis, qui oblige les banques à communiquer aux autorités américaines les données sur les avoirs des résidents américains à l'étranger, elle a regretté l'absence d'un accord global.
Tensions avec la France
La France a aussi donné du fil à retordre à Eveline Widmer-Schlumpf. Non contente d'être hostile à un impôt libératoire, elle veut renégocier l'accord sur l'imposition des successions. La visite à Paris début décembre de la Grisonne n'y a rien fait, la France tient à taxer les successions en fonction du domicile des héritiers au lieu du défunt et veut résilier l'actuelle convention pour fin 2013.
Interrogée sur une année noire, la présidente a botté en touche. "Les solutions ne peuvent pas toujours être trouvées pour la fin de l'année civile, on m'accuse soit de bousculer, soit de tarder à présenter des solutions".
Pour le reste, l'année a été "intense" et marquée par de nombreuses rencontres (lire ci-contre). La cheffe des finances a enfin annoncé qu'elle tentera l'an prochain de renforcer sa présence en Suisse romande.
vkiss, avec l'ats
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