Le Romand, qui a fêté cette année ses 59 ans, ne quitte pour autant la fédération les mains nues. Il va quitter la FMH avec une indemnité de 800'000 francs, soit l'équivalent de deux salaires annuels, rapporte mercredi l'Aargauer Zeitung / Nordwestschweiz.
Montant contesté
Ce parachute, jugé trop doré, n'est pas sans provoquer des maux de têtes au sein de la congrégation. «L'indemnité de départ est prévue et réglée par les statuts», rétorque l'intéressé. «Il en a été ainsi pour mon prédécesseur et il en sera de même pour mon successeur», explique Bernard de Haller dans le quotidien alémanique.
De fait, les status de la FMH indiquent qu'après deux législatures, l'indemnité de départ s'élève à deux salaires annuels, soit en l'occurrence deux fois 400'000 francs. Il n'est pas sûr pourtant qu'il en sera toujours ainsi, à en croire les sources anonymes citées par le quotidien.
L'une fait observer que le salaire du président de la FMH a toujours fait débat dans la profession. L'autre va plus loin et juge nécessaire d'adapter le règlement. «L'information va faire du bruit si elle devient publique», ajoute-t-elle.
Selon le règlement de la FMH, l'indemnité touchée par Jacques de Haller doit lui donner suffisamment de temps pour assurer sa reconversion professionnelle. Questionné sur son avenir, le Genevois laisse pour l'heure la question ouverte.
La SonntagsZeitung l'a donné récemment comme possible successeur d'Andreas Faller à la tête du Service «Assurance maladie et accidents» de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Dans l'Aargauer Zeitung, Bernard de Haller indique n'y avoir jamais songé et n'avoir reçu aucune demande dans ce sens. (Newsnet)
Créé: 05.12.2012, 15h58
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