lundi 17 décembre 2012

L'offre en sapins suisses ne suffit pas à répondre à la demande en hausse

17.12.2012 11:32 Environ un million de sapins sont vendus en Suisse chaque année. [Frédérique Bidault - AFP]Environ un million de sapins sont vendus en Suisse chaque année. [Frédérique Bidault - AFP]
A l'heure de l'épineux choix du sapin de Noël, les consommateurs optent de plus en plus souvent pour des arbres provenant de Suisse, voire de leur région. Or, l'offre reste faible alors qu'un million de résineux sont vendus chaque fin d'année.

Environ un million de sapins de Noël sont vendus en Suisse chaque année, dont la majorité est importée. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir acheter un sapin suisse ou de leur région, mais l'offre est trop faible -et la croissance de nouveaux arbres prend plusieurs années.

"La tendance est claire, les consommateurs préfèrent un sapin suisse", indique Josef Brägger, de IG Suisse-Christbaum, la faîtière des producteurs de sapins. Malheureusement, la production est à la traîne et ne pourra pas combler la demande à court terme. Pour obtenir un sapin digne de trôner dans le salon le jour de Noël, il faut attendre sept à huit années.

La surface consacrée à la croissance des sapins destinés à la vente a déjà été augmentée ces dernières années, souligne Coop. Le géant de la distribution vend chaque année près de 80'000 sapins. Parmi ceux-ci, 35% sont des arbres qui ont poussé en Suisse, un taux en hausse par rapport à l'année précédente.

La fraîcheur n'est pas la même

De son côté, Migros n'est pas en mesure de communiquer des chiffres précis. Chaque coopérative régionale vend des arbres sans qu'une comptabilité centrale soit tenue, explique la porte-parole Jeannine Villiger. Elle estime la part des sapins suisses à près de 50%. Une proportion qui est restée stable sur un an. "Nous constatons cependant également que les arbres de la région sont préférés par les consommateurs", poursuit-elle. Les prix varient peu selon que les sapins ont été importés ou pas.

Les arbres suisses sont légèrement plus chers, mais la différence de prix est "marginale", assure de son côté Josef Brägger. Ce que les clients remarquent surtout, c'est la fraîcheur, continue-t-il.

Les sapins importés proviennent le plus souvent du Danemark et plus rarement d'Allemagne. Poussant dans d'importantes pépinières, ils sont parfois déjà abattu à la mi-novembre. "Cela se voit tout de suite" au moment de la vente, assure-t-il.

L'ombre du sapin à 20 francs

Pour Urs Wehrli, porte-parole d'Economie forestière suisse, le marché des sapins de Noël va être davantage segmenté à l'avenir. "Certains arrêteront de chercher dès qu'ils verront un sapin pour 20 francs".

Les autres demanderont à connaître l'origine du produit, suivant en cela une tendance qu'on observe également dans le reste de l'agriculture. Il existe des consommateurs encore plus exigeants qui ne s'en tiennent pas à l'origine géographique du produit, glisse-t-il.

Ils demandent à connaître lors de quelle phase lunaire les sapins ont été abattus, le fait de couper l'arbre en période de lune croissante étant censé lui permettre de garder ses aiguilles plus longtemps.

ats/jgal



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