Devant les Chambres fédérales et pendant la campagne de votation, M.Merz a toujours soutenu que les pertes fiscales se limiteraient à quelques dizaines de millions de francs, alors qu'elles atteindront des milliards, en réalité.
L'estimation des conséquences financières de la réforme était difficile à faire, en particulier parce que le Parlement a introduit une disposition rétroactive, qui a été acceptée aussi par le peuple, affirme-t-il. La rétroactivité «n'était pas prévue dans le message du Conseil fédéral (et donc de mon département)», insiste le libéral-radical.
Contradictions
Pourtant, dans une réponse à une motion de Christian Levrat (PS/FR) exigeant une suppression de la rétroactivité, le gouvernement écrit exactement le contraire, en avril 2011. Textuellement:
«Dans le projet de réforme de l'imposition des entreprises II destiné à la consultation, le Conseil fédéral a considéré comme administrativement raisonnable d'englober les apports effectués depuis le 1er janvier 2003. Toutefois, sur la base des résultats de la consultation, il a finalement proposé dans son message le calcul rétroactif des apports de capital à partir du 1er janvier 1997. Au cours de débats des Chambres fédérales, ce délai n'a pas été mis en question.»
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