Les plus de 50 ans les plus défavorisés en terme de revenu sont nettement moins satisfaits de leur état de santé que les plus riches. «Les indicateurs de satisfaction de la qualité de vie sont restés très stables entre 2010 et 2011», a indiqué à l'ats Stéphane Fleury, responsable de l'enquête.
La situation n'a pas évolué également en matière de pauvreté. En 2011, 14,1% (14,2% en 2010) de la population, soit près d'une personnes sur sept, était exposée à ce risque. Il s'agit des personnes seules avec un revenu disponible mensuel inférieur à 2400 francs ou inférieur à 5100 francs par mois pour deux adultes avec deux enfants de moins de 14 ans.
En 2011, 18,7% de la population vivait dans un ménage qui n'avait pas les moyens de faire face à une dépense imprévue de 2000 francs. «Cette part s'élevait à 21,3% en 2010 mais la baisse n'est que liée à des raisons statistiques. Dans la question, la durée du délai pour répondre à une dépense imprévue est passée d'une semaine à un mois», a expliqué Stéphane Fleury.
Comparaison européenne
En outre, 12,8% de la population vivait en 2011 dans un ménage qui déclarait avoir des difficultés à joindre les deux bouts. Pour pouvoir honorer ses dépenses courantes, 5,6% de la population consomme son patrimoine et 2% s'endettent.
Plus de la moitié de la population (52,2%) vivait en 2011 dans un ménage déclarant pouvoir mettre de l'argent de côté et près deux personnes sur cinq (39,8%) dans un ménage qui dépense ce qu'il gagne.
Le risque de pauvreté en Suisse est légèrement inférieur à la moyenne européenne. «Mais le seuil de pauvreté en parité du pouvoir d'achat est un des plus élevés d'Europe, derrière le Luxembourg et la Norvège», a précisé Stéphane Fleury.
Plus de 25 pays européens participent à l'enquête SILC. Elle se base en Suisse sur un échantillon d'environ 7000 ménages, soit plus de 17'000 personnes, sélectionnés aléatoirement dans le registre OFS des raccordements téléphoniques privés.
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