dimanche 23 décembre 2012

Les Romands ne veulent pas d'écoles-forteresses

Les cantons ont mis sur pied un «concept Amok» mais se méfient d’un outil qui séduit les Alémaniques. Discrètement, les cantons romands ont mis sur pied depuis trois ans un «concept Amok» pour prévenir des actes désespérés tels que celui qui s’est produit il y a dix jours à Newtown. Genève a validé le sien en novembre, le Valais vient de lui emboîter le pas. Pas question toutefois de céder à une psychose sécuritaire et de transformer nos écoles en forteresses. Leur architecture ouverte s’y prêterait d’ailleurs mal. L’accent est mis sur la prévention. Une nette différence culturelle apparaît aussi entre les cantons alémaniques et romands.

Zurich, Bâle-Ville, Soleure et bientôt Lucerne ont acheté un logiciel allemand, appelé Dyrias, qui aide à détecter des comportements à risques sur la base de 39 questions ciblées. L’outil rencontre pas mal de méfiance de ce côté-ci de la Sarine. «Le risque est de diagnostiquer comme dangereuses des personnes qui ne le sont pas vraiment et d’engendrer ainsi une dynamique négative. Il faut une expérience clinique pour interpréter les résultats. Dyrias devrait être réservé aux spécialistes», relève une consultante en sécurité, tandis que des responsables scolaires refusent de «fliquer l’école». Le créateur du logiciel, Jens Hoffmann, répond aux critiques.

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Créé: 23.12.2012, 09h22

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